La Société Littéraire de Genève

Les cercles: tradition genevoise

rousseauRousseau puis Stendhal contribuèrent beaucoup à répandre cette image selon laquelle, à Genève, « tous les hommes font partie d’un cercle ». Dans ces cercles, on se retrouvait sur la base d’affinités communes dans des salons où l’on pouvait discuter d’intérêts politiques ou professionnels, lire, se restaurer et surtout jouer et se délasser. Sortes de clubs privés, l’on y entrait sur présentation d’un ou deux membres. L’admission se faisait par vote. Ces cercles constituaient en quelque sorte des îlots sociaux, avec leurs propres structures, échappant à la surveillance publique.

Deux de ces très anciens cercles – on les appelait çarcles, ont subsisté jusqu’