Les récits sur les années 90 sont rares, 1993 était une année pleine d’espoir. Les présidents américain et russe dansaient devant un verre de vodka, Mandela reçoit le prix Nobel de la Paix, poignée de mains de l’Israélien Rabin et du Palestinien Arafat à Camp David, le téléphone était encore attaché à un fil.

Jean-Jacques Kissling a partagé avec ses auditeurs captivés un témoignage unique sur une époque définitivement révolue et la belle épopée d’un voyage Genève/Shanghai en train, aller-retour, illustrée par de magnifiques photos.
La rencontre de St-Pétersbourg et sa culture underground, puis le train des bandits jusqu’à Oulan-Bator avec une virée dans les steppes ; une dernière croisière sur le fleuve Yang Tsé avant la construction du barrage des 3 gorges et une arrivée à Shanghai où les vieux quartiers disparaissent les uns après les autres car la Chine s’ouvre au business.
Un brin nostalgiques sur un temps qui n’est plus, réveillés par leurs souvenirs personnels de cette année 1993, les membres de la Société Littéraire vous disent merci Monsieur Kissling pour ce doux moment « d’utopie » au milieu de ces années 2020 particulièrement agitées.

Biographie de notre conférencier : après 37 ans, facteur remplaçant à mi-temps dans la campagne genevoise, Jean-Jacques Kissling (1961) écrit « Une vie de facteur », sorti en 2017 aux éditions Héros-Limite. Il reçoit la bourse du nouvel auteur offert par la Ville de Genève. Photographe indépendant à mi-temps, il travaille pour le Courrier de Genève et la presse de Suisse romande. Suite à plusieurs voyages, l’Écho Magazine publie une trentaine d’articles, texte et photo. Avant de prendre sa plume, il a photographié de nombreuses campagnes d’ONG, commando Greenpeace, action Malville, marche pour le climat, soutient à la communauté tibétaine. Des expositions de photos sur presque toutes les cimaises du canton, sa spécialité les photos argentiques noir et blanc retouchées à l’aquarelle couleur (une ancienne technique).